Par Catherine, 10 février 2010, Personnes détenues
Les faits remontent à septembre 2002: début septembre, l’AP reçoit un coup de téléphone anonyme affirmant qu'Antonio Ferrara est en train de préparer une évasion du Quartier d'isolement de la Santé. Sa cellule, la numéro 8, est alors fouillée une première fois sans aucun résultat. Qu’importe le soir-même Nino est transféré au QI de Fresnes. Le lendemain, la cellule est à nouveau fouillée et un plombier vient, dans des conditions pour le moins douteuses, démonter les WC: il aurait trouvé dans le siphon un pain de plastic enveloppé dans un film et par des papiers journaux datant du mois d’août ( date à laquelle Antonio se trouvait déjà dans la cellule Nー8) , dans le conduit il aurait trouvé des détonateurs entourés de mouchoirs en papier et de ruban adhésif. Sur les mouchoirs on trouve un ADN féminin, et sur le scotch trois traces papillaires dont celles d’Hocine, ami de Christophe qu’il vient le visiter au parloir.
Par Catherine, 30 juin 2009, Personnes détenues
En plus du changement de couleur (dépygmentation du au manque ou à l’absence totale de soleil) un changement d’humeur et de tempérament s’opère sans que ce soit perceptible. Seul un tiers pour vous le faire remarquer mais pour cela, il faut avoir des visites, ce qui est malheureusement loin d’être le cas pour tout le monde. Donc la possibilité de se recroqueviller sur soi est plus que probable.
Par Catherine, 30 juin 2009, Personnes détenues
Benjamin FRANKLIN : « un peuple qui est prêt à laisser un peu de sa liberté contre un peu plus de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre »
Par Catherine, 23 juin 2009, Personnes détenues
MARDI 16 JUIN A 9H, Mahamadou Drame, inculpé pour l'incendie du centre de rétention de Vincennes, passera devant la chambre de l’instruction. Le juge des libertés et de la détention avait rendu une ordonnance de mise en liberté assortie d'un contrôle judiciaire mais le parquet a fait un référé détention pour bloquer sa sortie. Le président de la chambre de l'instruction a confirmé le référé.
Par Catherine, 08 juin 2009, Personnes détenues
Pour respirer quelques heures à l'air libre, le détenu évadé de Moulins en février a risqué sa peau, compromis sa compagne et menacé la vie de ses otages. Agathe Logeart raconte les secrets de son évasion et la folle saga familiale de cet homme qui, à 37 ans, a déjà été condamné à quarante-cinq ans de prison au total pour meurtre, braquages et tentatives d'évasion.Tout aurait pu se passer comme d'habitude. La petite Alijah, 2 ans bientôt, serait restée sur les genoux de son père. Sylvie, dans les bras de Christophe, son beau Christophe, torse nu, le crâne rasé depuis qu'il perd ses cheveux. Ils auraient caché ces quelques heures d'intimité en masquant le hublot d'un drap, comme chaque fois qu'ici une femme vient rendre visite à son homme. Quand la petite fille en aurait eu assez de l'exiguïté du parloir, ses parents l'auraient envoyée jouer dans l'espace des enfants. Et Christophe et Sylvie se seraient aimés, peut-être. C'est bien ainsi qu'ils ont conçu Alijah : un bébé-parloir. Les surveillants savent fermer les yeux... Mais ce dimanche 15 février, à la centrale de Moulins-Yzeure, juste avant 16 heures, Chris to phe Khider n'est pas comme d'habitude. Sur le qui-vive. Il serre trop fort sa compagne dans ses bras. Ils savent bien, tous les deux, que ce parloir ne ressemblera pas aux autres. Ils ont les larmes aux yeux. Quand Christophe demande à Sylvie d'éloigner leur petite fille, il dit : «Va-t-en aussi, c'est trop dur...» Sylvie s'éloigne. Et puis tout part en vrille. Une lame sur la gorge Il y a les armes qui sortent d'un sac de sport, et le tournevis pour récupérer les détonateurs et les explosifs cachés dans les gaines d'aération. Les coups de canette de soda sur la tête d'Arnaud, le surveillant. Le couteau ébréché, au manche noir, «un couteau pour couper les steaks», dira plus tard Alexandre, l'autre gardien qui était enfermé dans le poste de sécurité, et dont un prisonnier maintient fermement la lame sur sa gorge. Et puis les explosions pour faire sauter les portes. Et les cris des 18 détenus, des 41 visiteurs dont une dizaine d'enfants. C'est la panique. Mal aux oreilles. La fumée est si épaisse que l'on casse les vitres pour faire entrer un peu d'air. Quelques minutes auparavant, Christophe Khider a glissé à «Top», Omar Top El Hadj, 29 ans, braqueur de bijouteries à la voiture-bélier et condamné à dix ans de réclusion après une fusillade avec des policiers : «Je me casse. Tu veux être de la partie ?» Top n'a pas eu le temps d'hésiter. Au tout dernier moment, il a pris la place d'un copain de Khider - Eugène B. - qui a choisi de rester en promenade, parce que, tout bien réfléchi, il préférait «sa femme à la cavale», fût-ce pour des étreintes fugitives au parloir. Il y a des tirs et de l'affolement : les détonateurs marchent mal. Christophe Khider veut-il brouiller les pistes ? Protéger Sylvie ? Les témoins l'entendent distinctement dire aux gardiens : «Putain, il nous a niqués, le surveillant ! Les mèches sont humides. C'est votre collègue qui nous a filé le matos pour 25000 euros !»